◀  Se féminiser

Vaginoplastie

La vaginoplastie est une opération dite “de réassignation sexuelle” (donc de modification des organes génitaux externes) qui peut être faite sur les personnes dans un parcours de transition féminisante. Elle consiste en la création d’un vagin. Dans le cas d’une personne en transition féminisante, il s’agira de créer le néo-vagin avec la peau du pénis et du scrotum. L’idée est de retourner le pénis après une incision sur la longueur et s’il le faut, d’offrir plus de profondeur au néo-vagin en utilisant la peau du scrotum, voire parfois également des sections du gros intestin. Le corps caverneux est presque intégralement retiré et des sections du corps spongieux et du gland sont utilisés pour créer le néo-clitoris, comme le montrent les schémas ci-dessous :

Cliquez sur les flèches pour faire défiler les quatre images          Crédits : Hillary Wilson

Cette opération se fait généralement en une étape de plusieurs heures de long (peut aller jusqu’à 10 heures d’opération selon les chirurgien·ne·s) et nécessite un séjour en hôpital pouvant durer plusieurs jours. Durant le séjour en hôpital, lae patient·e peut avoir un cathéter urétral ainsi que des drains pour évacuer le sang qui stagnerait à l’intérieur.

La période de convalescence varie entre un et deux mois. Une bonne hygiène intime et des soins post-op correctement pratiqués permettent de faciliter et d’accélérer la cicatrisation.

Les soins post-op incluent notamment l’insertion d’un stent vaginal (sorte de ballon allongé servant à maintenir l’ouverture du vagin) et de dilatateurs solides (aussi appelés bougies) régulièrement et de plus en plus épais, toujours pour éviter que les parois vaginales ne gonflent et ne se referment. La dilatation peut être un processus inconfortable, mais pas douloureux. Les séances de dilatations sont efficaces si elles sont faites environs deux fois par jour pour une durée de 15 minutes, et celles-ci peuvent évidemment être faites par lae patient·e seul·e chez ellui. Cette étape est très importante si la personne souhaite conserver la profondeur et la largeur de son néo-vagin la plus optimale possible pour d’éventuelles futures relations sexuelles.

Pour maintenir une bonne hygiène intime, il est important d’avoir recours à des douches vaginales régulières : une à deux fois par semaine dans un premier temps, mais le rythme peut augmenter en fonction des pertes vaginales que lae patient·e expérimente. Durant cette douche, lae patient·e lave son néo-vagin avec un savon spécial non-parfumé en plus des douches « normales » faites au quotidien avec de l’eau et du savon. Il est important de garder la partie externe du vagin sèche durant la période de convalescence.

Après environs 12 semaines, le néo-vagin est complètement opérationnel et sensible. Contrairement à un vagin classique, celui obtenu par vaginoplastie n’est pas naturellement lubrifié, il sera donc bon d’utiliser un liquide lubrifiant lors de l’acte pour faciliter le rapport et éviter les douleurs.

Les risques et complications incluent des nécroses, un rétrécissement vaginal (lequel peut facilement être corrigé par une seconde opération), des douleurs, des infections urinaires et complications à la miction, voire parfois des fistules recto-vaginales. Dans tous ces cas, le trait peut être corrigé si lae patient·e se rend vite chez saon médecin dès les premiers signes de complication.

Fumer et se faire opérer : Quelle que soit la substance que vous fumez, il vous sera fortement conseillé d’arrêter de fumer quelques semaines avant le grand jour et de ne reprendre que plusieurs mois après. Le tabac et autres substances à fumer perturbent la circulation sanguine et peuvent donc ralentir, voire totalement empêcher, le rétablissement et la cicatrisation.

◀  Orchidectomie    |    Les démarches administratives  ▶

​