Quantifier les transidentités

​De nos jours, il est très difficile d’obtenir le chiffre de la prévalence des personnes transgenres au sein de la population. Premièrement parce que la transidentité regroupe beaucoup de réalités et de vécus différents ; ensuite, parce que toutes les personnes trans n’optent pas pour une transition (qu’elle soit sociale ou médicale) ; sans oublier enfin que beaucoup de personnes transgenres préfèrent ne pas révéler leur transidentité, par peur des répercussions que cela pourrait avoir sur leur vie. Les quelques chiffres (qui d’ailleurs, souvent, diffèrent d’une étude à l’autre) ne sont donc à considérer que comme le sommet de l’iceberg.

​Certaines études affirment qu’au moins un enfant sur cinq cents (1/500 : 0,2 %) a une identité de genre qui diffère de celle assignée à la naissance. Une autre étude, réalisée aux États-Unis, suggère que parmi la population des jeunes de 13-17ans, 0,7 % s’identifient transgenres.

Quant au nombre de personnes transgenres, tous âges confondus, le milieu associatif avance des chiffres plus élevés. Par exemple, selon l’association Genres Pluriels, les personnes transgenres représentent de deux à trois pourcents de la population belge.

En ce qui concerne le positionnement par rapport Ă  la binaritĂ© de genre, selon une Ă©tude YouGov rĂ©alisĂ©e pour l’Obs, « 14 % des 18-44 ans se considèrent non binaire (6 % « oui tout Ă  fait », 8 % « oui, plutĂ´t ») ». L’inclusion de la non-binaritĂ© sur le spectre de la transidentitĂ© rĂ©vèle donc le large nombre de personnes touchĂ©es par ces rĂ©alitĂ©s.

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